Catégorie:Eau : Différence entre versions

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(PREFACE DU SECRETAIRE EXECUTIF DE L’OSS)
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== PREFACE DU SECRETAIRE EXECUTIF DE L’OSS==
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== Préface du secrétaire exécutif de l’OSS==
 
Les ressources en eau sont au cœur de la survie des populations et leur préservation est étroitement dépendante de la capacité à les gérer et à les partager.   
 
Les ressources en eau sont au cœur de la survie des populations et leur préservation est étroitement dépendante de la capacité à les gérer et à les partager.   
  
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Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)
 
Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)
  
== LISTE DES SIGLES/ACRONYMES ET ABREVIATIONS==
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== Liste des sigles/acronymes et abréviations==
 
'''ABM                      '''Autorité du Bassin du Mono
 
'''ABM                      '''Autorité du Bassin du Mono
  
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== Données personnelles ==
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== Définitions des terminologies et termes techniques utilises dans la monographie ==
Il est accordé une importance particulière à la protection des données personnelles. Les données personnelles que vous nous communiquerez ne seront en aucun cas transmises à des tiers.
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Accès à l’eau potable : Il est mesuré en pourcentage de la population utilisant des sources d’approvisionnement en eau potable améliorées. Une source d’eau potable améliorée est une source d’approvisionnement en eau qui, de par la nature de sa construction, protège l’eau de façon satisfaisante de toute contamination extérieure, en particulier des matières fécales. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’eau potable est celle dont la consommation est sans danger pour la santé humaine.  
  
L'accès à vos données ne sera possible qu'aux administrateurs du Wiki et au consultant technique en charge de sa maintenance. Ces données ne seront utilisées qu'à des fins de communication et d'information ou encore pour résoudre les problèmes techniques qui pourraient survenir sur votre compte utilisateur.
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Accès à l’assainissement : Il est mesuré en pourcentage de personnes utilisant des installations d’assainissement améliorées (raccordement au tout-à-l’égout ou à une fosse septique, latrines à chasse rudimentaires, latrines à fosse améliorées et auto-ventilées, et latrines à fosse avec une dalle ou couvertes).
  
Il vous est possible de gérer vous-même votre profil et de déterminer librement quelles données vous souhaitez rendre publique et quelles données vous souhaitez conserver privées. Vous pouvez à tout moment modifier ces données ou supprimer votre compte personnel ainsi que toutes les données qui s'y trouvent.
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Aquifère transfrontalier : C’est un aquifère ou système aquifère, dont certaines parties sont situées dans deux ou plusieurs États/pays différents.  
  
Il est strictement interdit de chercher à collecter les données personnelles des autres utilisateurs du Wiki.
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Bassin versant transfrontalier : Bassin versant couvrant le territoire de plusieurs pays. Par définition, le bassin versant transfrontalier ne tient pas compte des frontières politiques.
Malgré l'attention particulière que nous porterons à ces données, nous ne pouvons néanmoins vous garantir entièrement leur intégrité en particulier en cas d'intrusion illégale sur nos serveurs physiques.
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=== Publicité des articles ===
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Changements climatiques : Variation de l’état du climat, que l’on peut déceler par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus ».  
Ce Wiki est un outil participatif dont les articles ont vocation à être accessibles pour l'ensemble des internautes. Toutefois, il existe la possibilité de restreindre l'accès à un ou plusieurs groupes utilisateurs de certaines pages ou de certaines données.
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== Notice d’utilisation ==
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Confort hydrique : Un pays est en situation de confort hydrique quand la situation de disponibilité en eau renouvelable est supérieure à 2500 m3/hab./an.
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Gouvernance : Selon le PNUD, c’est l’exercice des pouvoirs économique, politique et administratif pour gérer les affaires des pays à tous les niveaux. […]. Elle assure que les priorités politiques, sociales et économiques sont fondées sur un large consensus dans la société et que les voix des plus pauvres et des plus vulnérables sont au cœur du processus de décision sur l’allocation des ressources pour le développement.
  
=== Qui peut contribuer ? ===
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Indice de dépendance : Indicateur exprimant le pourcentage de ressources en eau renouvelables totales provenant d'autres pays. Un pays dont l'indice de dépendance est de 100% reçoit la totalité de ses ressources en eau renouvelables de l’extérieur, au contraire, un pays doté d'un indice de dépendance égal à 0 pour cent ne reçoit pas du tout d'eau de l’extérieur.
Le Wiki est un outil participatif individuel. Toute personne souhaitant créer, modifier ou partager un article ou un document est libre de le faire indépendamment de sa nationalité ou de son statut.
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Il est possible de créer des groupes d'utilisateurs en fonction des institutions auxquelles vous appartenez ou de rejoindre un groupe déjà créé sous réserve que l'administrateur de ce groupe vous accepte. En plus de votre nom, vos contributions comporteront également la mention du groupe d'utilisateurs auquel vous appartenez.
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Indice d'exploitation des ressources en eau renouvelables : il s’agit de la part (%) de l’eau prélevée, pour l’ensemble des besoins d’un pays, par rapport au volume annuel moyen des apports naturels.  
  
=== Comment s’enregistrer ? ===
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Installation sanitaire améliorée : C’est une installation d’assainissement qui devra empêcher de façon hygiénique tout contact entre l’homme et des excréments humains.
Nous vous prions de ne créer qu'un seul compte utilisateur dont l'usage vous sera strictement réservé. En vous enregistrant, vous devrez donner au minimum un nom d'usage (Login) et une adresse mail valide. Toutes les autres données sont facultatives et laissées à votre seule appréciation.
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Pénurie d'eau : au sens physique, il y a pénurie d’eau lorsqu’il n’y en a pas assez pour faire face à toutes les demandes, y compris les besoins environnementaux. Selon la FAO, le seuil de pénurie d’eau pour un pays est atteint si la disponibilité en eau renouvelable est inférieure à 500 m3/hab/an.
  
== Ligne rédactionnelle des articles ==
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Potentiel d'irrigation (ha) : Superficie des terres potentiellement irrigables. Une terre irrigable se définit comme étant une terre pouvant être irriguée de façon économiquement rentable. Son estimation tient compte de plusieurs paramètres tels que la disponibilité des ressources et en terres en eau, les aspects économiques (distance et/ou différence d'élévation entre les terres susceptibles d'être irriguées et l'eau disponible) et les aspects écologiques.
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Prélèvement en eau : Définit la quantité d’eau extraite de sa source pour un usage particulier. Les prélèvements peuvent être catégorisés selon les secteurs d’utilisation ou les types d’utilisation. La somme des prélèvements de tous les secteurs/catégories correspond aux prélèvements totaux en eau.
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Ressources en eau exploitables : Ce sont les ressources susceptibles d'être mises en valeur, en prenant notamment en considération la faisabilité économique et environnementale.
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Ressources en eau renouvelables : Quantité/volume d’eau pouvant être renouvelée annuellement. Elle prend en compte les eaux superficielles et les eaux souterraines renouvelables et peut être catégorisée en ressources en eau renouvelables intérieures et ressources en eau renouvelables extérieures (flux générés hors du pays mais entrant dans le pays) ; par oppositions aux ressources en eau non renouvelables dites fossiles qui ne se renouvellent quasiment pas.
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Stress Hydrique : Selon la FAO, le stress hydrique pour un pays est atteint si la disponibilité en eau renouvelable est comprise entre 500 et 1 000 m3/hab./an.
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Vulnérabilité hydrique : Selon la FAO, la vulnérabilité hydrique a lieu si la disponibilité en eau d’un pays ou d’une région se situe entre 1000 et 1700 m3/hab./an.
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== Note sur l’observatoire du Sahara et du sahel (OSS) et ses missions ==
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L'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) est une organisation internationale intergouvernementale à vocation africaine, créée en 1992, et établie à Tunis (Tunisie) depuis 2000.
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L’OSS compte en 2020, 32 Etats membres (dont 25 pays d’Afrique et 7 pays non africains) et treize organisations (internationales, sous-régionales et des organisations non gouvernementales (Figure 1), comme suit :
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* 25 pays africains : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Sénégal, Somalie, Soudan, Tchad et Tunisie.
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* 7 pays non africains : Allemagne, Belgique, Canada, France, Italie, Luxembourg et Suisse
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* 13 organisations membres : - Centre d'Actions et de Réalisations Internationales (CARI)
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* Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)
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* Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)
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* Communauté des Etats sahélo- sahariens (CENSAD)
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* Centre Régional de Télédétection des Etats de l'Afrique du Nord (CRTEAN)
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* Intergovernmental Authority on Development (IGAD)
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* Environnement et Développement du tiers-monde (ENDA)
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* Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO)
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* Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV)
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* Réseau Sahel Désertification (ReSaD)
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* United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD)
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* Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
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* Union du Maghreb Arabe (UMA).
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La zone d'action actuelle de l’OSS  s’étend sur une superficie d’environ 17,520 millions de km2, soit 57% de la superficie du continent africain . Les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cameroun et Tchad) couvrent 41% de la superficie totale, ceux de l’Afrique du Nord occupent 33%, et ceux de l’Afrique de l’Est, 26%. Elle dispose de 21 700 km de longueur de côtes (OSS, 2017).
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L’OSS a pour mission d’appuyer ses pays membres africains dans la Gestion intégrée et concertée des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique particulièrement défavorable.
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Cette mission s’appuie nécessairement sur la transmission des connaissances, le renforcement des capacités et la sensibilisation de toutes les parties prenantes.
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Pour 2030, la stratégie de l’OSS dans le domaine de l’Eau tend à contribuer à la satisfaction des besoins en eau des populations des Etats membres de l’OSS et à la gestion durable des ressources en eau en mettant l’eau au sommet des agendas politiques
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L’OSS s’est donc engagé à travers sa Stratégie à :
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* Améliorer/renforcer la connaissance des ressources en eau souterraines et superficielles de la région, et sur leurs interactions, notamment en ce qui concerne les eaux partagées;
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* Contribuer à la mise en place d’outils de planification pour la satisfaction des besoins en eau des populations à court, moyen et long termes;
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* Encourager et soutenir les politiques de gestion intégrée et durable des ressources en eau;
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* Contribuer à améliorer et à pérenniser la gouvernance des ressources en eau partagées.
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Ces engagements s’inscrivent, par ailleurs, dans le cadre des Objectifs du Développement Durable et de l’Agenda 2063.
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== Structuration du document ==
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* Cette monographie intègre principalement les éléments suivants:
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* Un aperçu global sur les ressources en eau dans l’espace OSS;
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* Une situation de la mobilisation et de l’utilisation des eaux;
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* Une analyse des différentes pressions que  subissent ces ressources;
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* Un état de la fourniture des services de base;
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* Un état de la gouvernance des ressources en eau dans l’espace OSS
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== Introduction générale ==
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=== Aire d’intérêt de la monographie ===
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L’action de l’OSS couvre la zone sahélo-saharienne de l’Afrique (des côtes Ouest-Africaines aux côtes de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique du Nord) et demeure unique par sa richesse naturelle, ses spécificités géographiques et historiques. C’est un espace caractérisé par son originalité, ses permanences (la mer, le climat, le relief, la biodiversité, les populations, les richesses culturelles et les paysages). La zone d'action de l'OSS comprend des régions à climats hyper arides, arides, semi-arides et sub-humides sèches de l'Afrique (Figure 2), avec la présence d’un climat désertique qui se manifeste par une sécheresse extrême, des températures très élevées et de très fortes amplitudes thermiques.
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Cette zone d’action s’étend en totalité ou partiellement sur quatre sous-régions à savoir : 
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* L’Afrique du Nord  sise au carrefour de trois continents ; elle intègre le plus grand désert du monde (le Sahara avec près de 9 millions de km²). Le climat dans la région est influencé par la Méditerranée au nord, l’océan Atlantique à l’ouest, le Sahara au centre sud et dans une moindre mesure le Sahel à l’extrême sud de la zone. Le bioclimat en Afrique du Nord varie de l’humide à l’hyperaride. Les précipitations annuelles varient de 0,5 mm (Louxor) à 1600 mm (Tanger). Des températures extrêmes ont été enregistrées à Ain Salah (66°C) et Ifrane (-23°C). L’Afrique du nord est la région la plus sèche et la plus pauvre en eau du monde et cela affecte de plus en plus le développement socio-économique de la plupart des pays de la région. On y recense environ 0,7% des ressources en eau douce disponibles par rapport aux ressources totales mondiales.
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* L’Afrique de l’Ouest  s’étend sur un espace sahélo-saharien avec des savanes, des steppes et des régions désertiques. On y distingue les principales zones climatiques suivantes (du nord au sud de la région): hyper-aride, aride, semi-aride et subhumide. Dans la zone hyper aride (saharienne) jouxtant le désert du Sahara dans sa partie méridionale, le cumul des pluies annuelles n’atteint pas les 200 mm et les précipitations durent seulement deux mois (mi-juillet - mi-septembre). Le climat aride se manifeste dans les zones sahéliennes où les hauteurs de pluies annuelles ne dépassent pas les 600 mm avec des saisons sèches prolongées (jusqu’à 10 mois). Le climat semi-aride régit les zones sahélo-soudaniennes avec des précipitations annuelles moyennes variant entre 750 mm et 1250 mm. Le climat subhumide caractérise la plupart des pays côtiers du Golfe de Guinée et dans une moindre mesure, les zones méridionales de certains pays sahéliens avec des précipitations annuelles variant entre 1000 et 3000 mm. Les températures sont généralement élevées tout au long de l'année, en moyenne 25°C mais peuvent atteindre plus de 40°C dans le Sahel avec une forte amplitude journalière.
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* L’Afrique centrale (Cameroun et le Tchad). Au Cameroun, trois types de climat (équatorial, soudanien et soudano-sahélien) sont présents avec une dominance des climats équatorial et soudanien. La pluviométrie annuelle varie de 500 mm (au nord) à 2000 mm (au Sud) et les températures se situent entre 20°C et 25°C. Le Tchad est quant à lui nettement plus sec que le Cameroun avec une dominance du climat saharo-sahélien au nord et au centre et le climat soudanien dans la partie méridionale du pays. La pluviométrie annuelle varie suivant un gradient nord-sud de 100 mm à 1200 mm (du Nord au Sud) et les températures varient de 20°C à 40°C.
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* L’Afrique de l’Est  est caractérisée suite à l’activité volcanique par un paysage tourmenté. Elle renferme à la fois les points les plus élevés et les plus bas du continent africain (-153 m au niveau lac Assal à Djibouti et +5895 m au niveau sommet du mont Kilimandjaro en Tanzanie) et abrite de nombreux plans d'eau, raison pour laquelle elle est nommée région des grands lacs. Le climat dans la région varie entre les conditions fraîches et humides des hautes terres occidentales et les conditions chaudes, arides et semi-arides dans les parties de la Corne (de l’Afrique) sous l'influence des eaux chaudes de l'océan Indien. Les zones d’altitude reçoivent les précipitations les plus abondantes (1500 mm/an à 2000 mm/an) tandis qu’au niveau des zones de la Corne de l’Afrique elles sont nettement moindres (moins de 700 mm/an). Dans la plupart des régions, les températures restent élevées tout au long de l'année(en moyenne 28°C) à l’exception des territoires montagneux en Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie où elles sont plus fraîches (en moyenne 15°C). Au regard des similitudes, du point de vue caractéristiques physiques, climatiques et socio-démographiques, les deux pays de l'Afrique du Centre (Cameroun et Tchad) seront associés à ceux de l'Afrique de l'Ouest, dans la suite des analyses.
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===Caractéristiques socio-démographiques de la zone===
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La population totale de la zone d’action de l’OSS est passée de 146 millions d’habitants en 1950 à environ 800 millions d’habitants en 2019 (soit 62% de la population totale africaine ) avec un taux d'accroissement moyen annuel de 2,5 %. La population urbaine  est estimée à 40 % de la population totale, soit 320 millions d'habitants et la population rurale à 60 %, soit 48 millions d’habitants (Knoema, 2019; BM, 2019).
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Cette population est inégalement répartie avec une densité allant de 0 à plus de 1000 habitants au km2 (Figure. 3)
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'''Figure 3. Carte de densité moyenne de la population de la zone d’action de l’OSS'''
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Source des données : FAO & CIESEIN, 2009'''<nowiki/>'''
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D’après les projections des Nations Unies, cette population sera d’environ 1 milliard d’habitants en 2030 et elle avoisinera 1,500 milliards d’habitants en 2050, avec un taux d’accroissement moyen annuel de 2 % (Figure 4).
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'''Figure 4. Projection de la population de la zone d’action de l’OSS'''
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Source des données : UN, World Population Prospects, 2019'''<nowiki/>'''
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L’espérance de vie à la naissance est passée de 40,5  ans en 1960 à 66 ans en 2020 , soit une augmentation moyenne de plus de 50%. Le taux de mortalité infantile est de 72‰ en moyenne en 2020 .
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En 2018, le PIB  par habitant avait une moyenne de 1842 $ US avec un maximum de 7241 $ US et un minimum de 314 $ US. La zone d’action de l’OSS dispose d’un indice de développement humain (IDH)  moyen de 0,533 ; il varie entre 0,37 et 0,76. Concernant la pauvreté, environ 28 % de la population de la zone d’action vit sous le seuil de 1,25 $ US/jour (sur la base des taux de conversion 2011 en parité de pouvoir d’achat - PPA) selon l’indice de pauvreté (PNUD, 2016).
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En 2017, la prévalence de sous-alimentation  variait de 3,9% à 37,5%. Pour ce qui est de la capacité des barrages par habitant, elle variait en 2015 entre 2,1 m3/hab (au Bénin) à 1866 m3/habit (en Ouganda).
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Au niveau de l’éducation , les pays de la zone d’action de l’OSS enregistrent un taux de scolarisation moyen de 77,9%. Le taux du nombre des étudiantes atteint 49,76% par rapport au nombre total, des étudiants.
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=== 1.3 Les grandes unités d’occupation du sol dans la zone ===
  
 
=== Quels thèmes ? ===
 
=== Quels thèmes ? ===

Version du 30 juin 2020 à 10:53

Couverture.jpg

Préface du secrétaire exécutif de l’OSS

Les ressources en eau sont au cœur de la survie des populations et leur préservation est étroitement dépendante de la capacité à les gérer et à les partager.

C’est particulièrement le cas dans la zone du Sahara et du Sahel, une région où il existe de forts contrastes en termes de variabilité spatio-temporelle des événements hydro-climatiques (précipitations, sécheresses, inondations), de disponibilité en eau (abondance par endroits et pénurie ailleurs), d’accès durable aux services de base (eau potable, hygiène et assainissement).

Spécifiquement, dans la zone saharienne caractérisée par une très faible pluviométrie, les ressources en eau superficielles sont très peu fournies. Dans un tel contexte, les ressources en eau souterraines, constituent une véritable alternative pour combler le déficit.

De même, le recours aux ressources en eau non conventionnelles devient une nécessité. Pour assurer le développement économique et harmonieux de la zone, il faut pouvoir maîtriser cette ressource stratégique et la rendre disponible pour tout et pour tous et en tout lieu. Comme l’a souligné Jean Bosco Bazié, dans la revue « Après-Demain, n°2014/3», « l’Afrique devra engager davantage ses dirigeants dans une plus grande solidarité, une plus grande coopération et une mutualisation des efforts et moyens en vue d’accélérer les progrès dans la mobilisation et la protection de la ressource en eau brute, ainsi que dans la fourniture des services d’eau potable et d’assainissement. Autrement, le continent s’expose à de graves risques environnementaux et à de graves tensions socio-politiques, dommageables pour la paix et la stabilité de l’ensemble de la région et du monde ».

Particulièrement dans la région du Sahara et du Sahel, les investissements pour améliorer la connaissance des ressources en eau sont très limités alors qu’il s’agit d’un préalable fondamental pour asseoir une bonne gouvernance dans le secteur. La planification et la conception rigoureuses des projets durables et économiquement efficaces d’exploitation des ressources en eau dépendent de ce préalable.

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) s’investit depuis environ trois décennies à accompagner ses Etats membres pour l’amélioration de la gouvernance des ressources. Ses travaux ont permis d'alimenter les bases scientifiques et techniques et les informations nécessaires à la gestion durable des ressources naturelles et en particulier des ressources en eau souterraines dans sa zone d’action qui compte actuellement 25 pays. L’OSS a en effet mené différentes études techniques et scientifiques sur plusieurs grands aquifères transfrontaliers : Système Aquifère du Sahara Septentrional (SASS), partagé par l’Algérie, la Lybie et la Tunisie en Afrique du Nord; Système Aquifère d’Iullemeden, de Taoudéni/Tanezrouft (SAIT) partagé par sept pays majoritairement en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Algérie); Aquifères transfrontaliers de l’Afrique de l’Est (sous-région de l’IGAD) .

Ce document constitue la troisième édition actualisée et élargie à d’autres thématiques par rapport aux deux précédentes Monographies éditées en 1995 puis en 2001. Elle revêt une importance particulière du fait qu'elle capitalise les principaux résultats obtenus de certains engagements pris par les pays (par exemple les OMD) et s'inscrit dans les Initiatives régionales et africaines adoptées par l'ensemble des pays et institutions concernées, durant ces dernières années.

Cette monographie des ressources en eau des pays de la zone d’action de l’OSS a pour objectif de rassembler quelques informations utiles et actualisées sur ces ressources stratégiques et leurs enjeux. Elle se veut un document de synthèse, sous formes cartographique, graphique ou numérique, de données et informations fiables et utiles, en direction des décideurs et gestionnaires des ressources en eau dans les différents pays membres et organismes de bassin.

C’est le lieu de témoigner toute la profonde gratitude de l’OSS à tous les pays et organisations membres ainsi que les partenaires au Développement qui œuvrent inlassablement à ses côtés pour leur contribution et appuis divers, nécessaires à la réalisation de ses missions.

Khatim KHERRAZ,

Secrétaire Exécutif

Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)

Liste des sigles/acronymes et abréviations

ABM                      Autorité du Bassin du Mono

ABN                       Autorité du Bassin du Niger

ABV                       Autorité du Bassin de la Volta

AGNU                    Assemblée Générale des Nations Unies

ANRH                    Agence Nationale des Ressources Hydrauliques

APGMV                 Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte

AQUASTAT          FAO’s global information system on water and agriculture

BM                         Banque Mondiale

CARI                     Centre d'Actions et de Réalisations Internationales

CBLT                     Commission du Bassin du Lac Tchad

CENSAD                Communauté des Etats sahélo- sahariens

CICOS                   Commission Internationale du bassin du Congo-Oubangui-Sangha

CIDA                     Canadian International Development Agency

CILSS                    Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel

CPE                        Commission Permanente des Eaux

CRTEAN               Centre Régional de Télédétection des Etats de l'Afrique du Nord

ENDA                    Environnement et Développement du tiers-monde

FAO                       Food and Agriculture Organisation of the United Nations

GDTE                    Gestion Des Terres et des Eaux

GEF                       Global Environment Facility

GICRESAIT          Projet de Gestion Intégrée et Concertée des Ressources en Eau du Système Aquifère de l'Iullemeden-Taoudéni/Tanezrouft et du fleuve Niger

GIRE                     Gestion Intégrée des ressources en Eau

GMMR                  Great Man-Made River

Hab.                       habitant

IGAD                     Intergovernmental Authority on Development

IGRAC                  International Groundwater Resources Assessment Centre

IPEMED                Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen

ITTAS                    Iullemeden Taoudeni/Tanezrouft Aquifer System

KPI                        Key Performance Indicators

NBI                        Nile Basin Initiative

NSAS                     Nubian Sandstone Aquifer System

OBT                       Organismes de Bassins Transfrontaliers

ODD                      Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030 (en anglais: Sustainable Development Goals, ou SDGs)

OMS                      Organisation Mondiale de la Santé

OMVG                   Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie

OMVS                    Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal

ONAS                    Office National de l'Assainissement (Tunisie)

ONEE                    Office National de l’Electricité et de l'Eau Potable -(ONEE Branche Eau)

OSS                        Observatoire du Sahara et du Sahel

PARGIRE/AO       Plan d’Action Régional de Gestion Intégrée des Ressources en Eau/Afrique de l’Ouest

PARIIS                  Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel » (PARIIS) ou "Sahel irrigation initiative Project" (SIIP), (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad)

PHI                        Programme Hydrologique International

PIB                         Produit Intérieur Brut

PNUD                    Programme des Nations Unies pour le Développement

PPA                        Parité du Pouvoir d’Achat 

RAOB                    Réseau Africain des Organismes de Bassin

RDC                       République Démographique du Congo

ReSaD                    Réseau Sahel Désertification

RIOB                     Réseau International des Organismes de Bassins

SAED                     Société Nationale d'Aménagement et d'Exploitation des Terres du Fleuve Sénégal

SAIT                      Système Aquifère de l’Iullemeden Taoudéni/Tanezrouft

SASM                     Système Aquifère du Sénégalo-Mauritanien

SASS                      Système Aquifère du Sahara Septentrional

SDC                        Swiss Agency for Development and Cooperation

SOGED                  Société de Gestion et d’Exploitation du Barrage de DIAMA

SOGEM                 Société de Gestion de l'Energie de MANANTALI

SONADER            Société Nationale pour le Développement Rural (Mauritanie)

TWAP                    Transboundary Waters Assessment Programme

UMA                      Union du Maghreb Arabe

UNCCD                 United Nations Convention to Combat Desertification

UNECA                 United Nations Economic Commission for Africa

UNESCO               United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture)

UNICEF                United Nations Children's Fund

USA                       United States of America

WCD                      World Commission on Dams


Définitions des terminologies et termes techniques utilises dans la monographie

Accès à l’eau potable : Il est mesuré en pourcentage de la population utilisant des sources d’approvisionnement en eau potable améliorées. Une source d’eau potable améliorée est une source d’approvisionnement en eau qui, de par la nature de sa construction, protège l’eau de façon satisfaisante de toute contamination extérieure, en particulier des matières fécales. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’eau potable est celle dont la consommation est sans danger pour la santé humaine.

Accès à l’assainissement : Il est mesuré en pourcentage de personnes utilisant des installations d’assainissement améliorées (raccordement au tout-à-l’égout ou à une fosse septique, latrines à chasse rudimentaires, latrines à fosse améliorées et auto-ventilées, et latrines à fosse avec une dalle ou couvertes).

Aquifère transfrontalier : C’est un aquifère ou système aquifère, dont certaines parties sont situées dans deux ou plusieurs États/pays différents.

Bassin versant transfrontalier : Bassin versant couvrant le territoire de plusieurs pays. Par définition, le bassin versant transfrontalier ne tient pas compte des frontières politiques.

Changements climatiques : Variation de l’état du climat, que l’on peut déceler par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus ».

Confort hydrique : Un pays est en situation de confort hydrique quand la situation de disponibilité en eau renouvelable est supérieure à 2500 m3/hab./an. Gouvernance : Selon le PNUD, c’est l’exercice des pouvoirs économique, politique et administratif pour gérer les affaires des pays à tous les niveaux. […]. Elle assure que les priorités politiques, sociales et économiques sont fondées sur un large consensus dans la société et que les voix des plus pauvres et des plus vulnérables sont au cœur du processus de décision sur l’allocation des ressources pour le développement.

Indice de dépendance : Indicateur exprimant le pourcentage de ressources en eau renouvelables totales provenant d'autres pays. Un pays dont l'indice de dépendance est de 100% reçoit la totalité de ses ressources en eau renouvelables de l’extérieur, au contraire, un pays doté d'un indice de dépendance égal à 0 pour cent ne reçoit pas du tout d'eau de l’extérieur.

Indice d'exploitation des ressources en eau renouvelables : il s’agit de la part (%) de l’eau prélevée, pour l’ensemble des besoins d’un pays, par rapport au volume annuel moyen des apports naturels.

Installation sanitaire améliorée : C’est une installation d’assainissement qui devra empêcher de façon hygiénique tout contact entre l’homme et des excréments humains. Pénurie d'eau : au sens physique, il y a pénurie d’eau lorsqu’il n’y en a pas assez pour faire face à toutes les demandes, y compris les besoins environnementaux. Selon la FAO, le seuil de pénurie d’eau pour un pays est atteint si la disponibilité en eau renouvelable est inférieure à 500 m3/hab/an.

Potentiel d'irrigation (ha) : Superficie des terres potentiellement irrigables. Une terre irrigable se définit comme étant une terre pouvant être irriguée de façon économiquement rentable. Son estimation tient compte de plusieurs paramètres tels que la disponibilité des ressources et en terres en eau, les aspects économiques (distance et/ou différence d'élévation entre les terres susceptibles d'être irriguées et l'eau disponible) et les aspects écologiques.

Prélèvement en eau : Définit la quantité d’eau extraite de sa source pour un usage particulier. Les prélèvements peuvent être catégorisés selon les secteurs d’utilisation ou les types d’utilisation. La somme des prélèvements de tous les secteurs/catégories correspond aux prélèvements totaux en eau.

Ressources en eau exploitables : Ce sont les ressources susceptibles d'être mises en valeur, en prenant notamment en considération la faisabilité économique et environnementale.

Ressources en eau renouvelables : Quantité/volume d’eau pouvant être renouvelée annuellement. Elle prend en compte les eaux superficielles et les eaux souterraines renouvelables et peut être catégorisée en ressources en eau renouvelables intérieures et ressources en eau renouvelables extérieures (flux générés hors du pays mais entrant dans le pays) ; par oppositions aux ressources en eau non renouvelables dites fossiles qui ne se renouvellent quasiment pas.

Stress Hydrique : Selon la FAO, le stress hydrique pour un pays est atteint si la disponibilité en eau renouvelable est comprise entre 500 et 1 000 m3/hab./an.

Vulnérabilité hydrique : Selon la FAO, la vulnérabilité hydrique a lieu si la disponibilité en eau d’un pays ou d’une région se situe entre 1000 et 1700 m3/hab./an.


Note sur l’observatoire du Sahara et du sahel (OSS) et ses missions

L'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) est une organisation internationale intergouvernementale à vocation africaine, créée en 1992, et établie à Tunis (Tunisie) depuis 2000.

L’OSS compte en 2020, 32 Etats membres (dont 25 pays d’Afrique et 7 pays non africains) et treize organisations (internationales, sous-régionales et des organisations non gouvernementales (Figure 1), comme suit :

  • 25 pays africains : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Sénégal, Somalie, Soudan, Tchad et Tunisie.
  • 7 pays non africains : Allemagne, Belgique, Canada, France, Italie, Luxembourg et Suisse
  • 13 organisations membres : - Centre d'Actions et de Réalisations Internationales (CARI)
  • Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)
  • Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT)
  • Communauté des Etats sahélo- sahariens (CENSAD)
  • Centre Régional de Télédétection des Etats de l'Afrique du Nord (CRTEAN)
  • Intergovernmental Authority on Development (IGAD)
  • Environnement et Développement du tiers-monde (ENDA)
  • Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO)
  • Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV)
  • Réseau Sahel Désertification (ReSaD)
  • United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD)
  • Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
  • Union du Maghreb Arabe (UMA).

La zone d'action actuelle de l’OSS s’étend sur une superficie d’environ 17,520 millions de km2, soit 57% de la superficie du continent africain . Les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cameroun et Tchad) couvrent 41% de la superficie totale, ceux de l’Afrique du Nord occupent 33%, et ceux de l’Afrique de l’Est, 26%. Elle dispose de 21 700 km de longueur de côtes (OSS, 2017).

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L’OSS a pour mission d’appuyer ses pays membres africains dans la Gestion intégrée et concertée des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique particulièrement défavorable. Cette mission s’appuie nécessairement sur la transmission des connaissances, le renforcement des capacités et la sensibilisation de toutes les parties prenantes. Pour 2030, la stratégie de l’OSS dans le domaine de l’Eau tend à contribuer à la satisfaction des besoins en eau des populations des Etats membres de l’OSS et à la gestion durable des ressources en eau en mettant l’eau au sommet des agendas politiques L’OSS s’est donc engagé à travers sa Stratégie à :

  • Améliorer/renforcer la connaissance des ressources en eau souterraines et superficielles de la région, et sur leurs interactions, notamment en ce qui concerne les eaux partagées;
  • Contribuer à la mise en place d’outils de planification pour la satisfaction des besoins en eau des populations à court, moyen et long termes;
  • Encourager et soutenir les politiques de gestion intégrée et durable des ressources en eau;
  • Contribuer à améliorer et à pérenniser la gouvernance des ressources en eau partagées.

Ces engagements s’inscrivent, par ailleurs, dans le cadre des Objectifs du Développement Durable et de l’Agenda 2063.

Structuration du document

  • Cette monographie intègre principalement les éléments suivants:
  • Un aperçu global sur les ressources en eau dans l’espace OSS;
  • Une situation de la mobilisation et de l’utilisation des eaux;
  • Une analyse des différentes pressions que subissent ces ressources;
  • Un état de la fourniture des services de base;
  • Un état de la gouvernance des ressources en eau dans l’espace OSS

Introduction générale

Aire d’intérêt de la monographie

L’action de l’OSS couvre la zone sahélo-saharienne de l’Afrique (des côtes Ouest-Africaines aux côtes de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique du Nord) et demeure unique par sa richesse naturelle, ses spécificités géographiques et historiques. C’est un espace caractérisé par son originalité, ses permanences (la mer, le climat, le relief, la biodiversité, les populations, les richesses culturelles et les paysages). La zone d'action de l'OSS comprend des régions à climats hyper arides, arides, semi-arides et sub-humides sèches de l'Afrique (Figure 2), avec la présence d’un climat désertique qui se manifeste par une sécheresse extrême, des températures très élevées et de très fortes amplitudes thermiques.

Cette zone d’action s’étend en totalité ou partiellement sur quatre sous-régions à savoir :

  • L’Afrique du Nord sise au carrefour de trois continents ; elle intègre le plus grand désert du monde (le Sahara avec près de 9 millions de km²). Le climat dans la région est influencé par la Méditerranée au nord, l’océan Atlantique à l’ouest, le Sahara au centre sud et dans une moindre mesure le Sahel à l’extrême sud de la zone. Le bioclimat en Afrique du Nord varie de l’humide à l’hyperaride. Les précipitations annuelles varient de 0,5 mm (Louxor) à 1600 mm (Tanger). Des températures extrêmes ont été enregistrées à Ain Salah (66°C) et Ifrane (-23°C). L’Afrique du nord est la région la plus sèche et la plus pauvre en eau du monde et cela affecte de plus en plus le développement socio-économique de la plupart des pays de la région. On y recense environ 0,7% des ressources en eau douce disponibles par rapport aux ressources totales mondiales.
  • L’Afrique de l’Ouest s’étend sur un espace sahélo-saharien avec des savanes, des steppes et des régions désertiques. On y distingue les principales zones climatiques suivantes (du nord au sud de la région): hyper-aride, aride, semi-aride et subhumide. Dans la zone hyper aride (saharienne) jouxtant le désert du Sahara dans sa partie méridionale, le cumul des pluies annuelles n’atteint pas les 200 mm et les précipitations durent seulement deux mois (mi-juillet - mi-septembre). Le climat aride se manifeste dans les zones sahéliennes où les hauteurs de pluies annuelles ne dépassent pas les 600 mm avec des saisons sèches prolongées (jusqu’à 10 mois). Le climat semi-aride régit les zones sahélo-soudaniennes avec des précipitations annuelles moyennes variant entre 750 mm et 1250 mm. Le climat subhumide caractérise la plupart des pays côtiers du Golfe de Guinée et dans une moindre mesure, les zones méridionales de certains pays sahéliens avec des précipitations annuelles variant entre 1000 et 3000 mm. Les températures sont généralement élevées tout au long de l'année, en moyenne 25°C mais peuvent atteindre plus de 40°C dans le Sahel avec une forte amplitude journalière.
  • L’Afrique centrale (Cameroun et le Tchad). Au Cameroun, trois types de climat (équatorial, soudanien et soudano-sahélien) sont présents avec une dominance des climats équatorial et soudanien. La pluviométrie annuelle varie de 500 mm (au nord) à 2000 mm (au Sud) et les températures se situent entre 20°C et 25°C. Le Tchad est quant à lui nettement plus sec que le Cameroun avec une dominance du climat saharo-sahélien au nord et au centre et le climat soudanien dans la partie méridionale du pays. La pluviométrie annuelle varie suivant un gradient nord-sud de 100 mm à 1200 mm (du Nord au Sud) et les températures varient de 20°C à 40°C.
  • L’Afrique de l’Est est caractérisée suite à l’activité volcanique par un paysage tourmenté. Elle renferme à la fois les points les plus élevés et les plus bas du continent africain (-153 m au niveau lac Assal à Djibouti et +5895 m au niveau sommet du mont Kilimandjaro en Tanzanie) et abrite de nombreux plans d'eau, raison pour laquelle elle est nommée région des grands lacs. Le climat dans la région varie entre les conditions fraîches et humides des hautes terres occidentales et les conditions chaudes, arides et semi-arides dans les parties de la Corne (de l’Afrique) sous l'influence des eaux chaudes de l'océan Indien. Les zones d’altitude reçoivent les précipitations les plus abondantes (1500 mm/an à 2000 mm/an) tandis qu’au niveau des zones de la Corne de l’Afrique elles sont nettement moindres (moins de 700 mm/an). Dans la plupart des régions, les températures restent élevées tout au long de l'année(en moyenne 28°C) à l’exception des territoires montagneux en Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie où elles sont plus fraîches (en moyenne 15°C). Au regard des similitudes, du point de vue caractéristiques physiques, climatiques et socio-démographiques, les deux pays de l'Afrique du Centre (Cameroun et Tchad) seront associés à ceux de l'Afrique de l'Ouest, dans la suite des analyses.

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Caractéristiques socio-démographiques de la zone

La population totale de la zone d’action de l’OSS est passée de 146 millions d’habitants en 1950 à environ 800 millions d’habitants en 2019 (soit 62% de la population totale africaine ) avec un taux d'accroissement moyen annuel de 2,5 %. La population urbaine est estimée à 40 % de la population totale, soit 320 millions d'habitants et la population rurale à 60 %, soit 48 millions d’habitants (Knoema, 2019; BM, 2019). Cette population est inégalement répartie avec une densité allant de 0 à plus de 1000 habitants au km2 (Figure. 3)

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Figure 3. Carte de densité moyenne de la population de la zone d’action de l’OSS

Source des données : FAO & CIESEIN, 2009 D’après les projections des Nations Unies, cette population sera d’environ 1 milliard d’habitants en 2030 et elle avoisinera 1,500 milliards d’habitants en 2050, avec un taux d’accroissement moyen annuel de 2 % (Figure 4).

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Figure 4. Projection de la population de la zone d’action de l’OSS

Source des données : UN, World Population Prospects, 2019 L’espérance de vie à la naissance est passée de 40,5 ans en 1960 à 66 ans en 2020 , soit une augmentation moyenne de plus de 50%. Le taux de mortalité infantile est de 72‰ en moyenne en 2020 .

En 2018, le PIB par habitant avait une moyenne de 1842 $ US avec un maximum de 7241 $ US et un minimum de 314 $ US. La zone d’action de l’OSS dispose d’un indice de développement humain (IDH) moyen de 0,533 ; il varie entre 0,37 et 0,76. Concernant la pauvreté, environ 28 % de la population de la zone d’action vit sous le seuil de 1,25 $ US/jour (sur la base des taux de conversion 2011 en parité de pouvoir d’achat - PPA) selon l’indice de pauvreté (PNUD, 2016).

En 2017, la prévalence de sous-alimentation variait de 3,9% à 37,5%. Pour ce qui est de la capacité des barrages par habitant, elle variait en 2015 entre 2,1 m3/hab (au Bénin) à 1866 m3/habit (en Ouganda).

Au niveau de l’éducation , les pays de la zone d’action de l’OSS enregistrent un taux de scolarisation moyen de 77,9%. Le taux du nombre des étudiantes atteint 49,76% par rapport au nombre total, des étudiants.


1.3 Les grandes unités d’occupation du sol dans la zone

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Par exemple:

J. Bonvallot, Tabias et Jessour du Sud tunisien, Agriculture dans les zones marginales et parade à l'érosion, Cahier ORSTOM, série pédologie, vol XXII, n°2, 1986 pp163-171

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